Accueil Date de création : 09/12/25 Dernière mise à jour : 10/05/01 14:31 / 26 articles publiés

"Revolver" - The Beatles (1966)  (B) posté le samedi 01 mai 2010 14:31

A l'été 1966, au moment de la sortie de l'album "Revolver", les Beatles ont 25 ans de moyenne d'âge et ils vont propulser la pop music vers une nouvelle ère.

Pour le groupe, la situation est claire : il vend de plus en plus et de ce fait est de plus en plus pris au sérieux par sa firme de disques obtenant unetotale liberté artistique.

Les garçons ont décidé d'arrêter définitivement leurs concerts et cet album est donc pensé par et pour le studio.

Sans contrainte d'agenda, sans devoir penser aux versions live, ils peuvent tenter des expériences musicales.

Lennon signe les mélodies impeccables et les paroles cryptées de "i'm Only Sleeping", "And Your Bird Can Sing" et "Doctor Robert".

Harrison signe un boogie grinçant "Mr Taxman" et deux autres chansons inspirées par sa passion pour les instruments hindous "Love you To" avec son sitar et "I Want to tell You".

Mc Cartney quant à lui se lance dans toutes les directions : Folk ("for No One"), chanson d'amour ("Here There And Everywhere"), mélange classique et pop ("Eleanor Rigby"), ritournelle pour enfants ("Yellow Submarine" chanté par Ringo Star) ou soul ("got To Get Into My Life").

L'album s'achève sur la pièce maîtresse "Tomorrow Never Knows".

 

 

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Découvrez un album mythique de l'Histoire du Rock  posté le jeudi 21 janvier 2010 05:47

Chaque semaine vous retrouverez ici un album mythique de l'Histoire du Rock, du Folk ou du Rythm'n Blues.

Vous y trouverez aussi une rubrique sur les pionniers, ceux par qui la musique Rock a obtenu ses lettres de gloire.

Enfin, je vous inviterai à découvrir des groupes ou chanteurs encore inconnus pour la plupart mais qui méritent que l'on se penche sur leur berceau.

J'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à découvrir ou redécouvrir ces albums sans qui le rock n'aurait jamais fêté ses 50 ans

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J'ai pris comme référence le magnifique ouvrage de Gilles Verlant et Thomas Caussé "La discothèque parfaite de l'Odyssée du Rock.

 

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"Pet Sounds" - The Beach Boys (1966)  (B) posté le mardi 30 mars 2010 06:14

Jusque-là, les "Garçons de la Plage", issus d'une famille californienne (avec leur cousin Mike love et leur ami d'enfance Al Jardine), les trois frères Wilson (Brian, Carl et Denis), managés par leur père hyper-violent Murry, étaient surtout connus pour leurs tubes dédiés au surf, à la drague et aux bagnoles (Surfin' USA, I Get Around, California Girls, ...).

La recette était simple : des sourires, du soleil, de bonnes harmonies et une image de bons petits gars bronzés, bien coiffés et bien nourris.

L'arrivée des Beatles subjugua le leader des Beach Boys.

En se lançant dans la création de "Pet Sounds" en janvier 1966, Brian Wilson voulait faire aussi bien, si pas mieux, que le "Rubber Soul" des Beatles, paru trois semaines plus tôt.

Pendant que ses camarades sont en tournée, il s'enferme en studio avec le parolier Tony Asher, il joue de plusieurs instruments, tente des sonorités jamais entendues sur des disques pop, dirige les autres musiciens; signe les arrangements et chante 90 % des voix principales.

Sous une pochette ridicule (les Boys nourrissant des chèvres), l'album s'ouvre sur "Wouldn't It Be Nice" et se termine par "Caroline, No". Il ne contient que des chefs-d'oeuvre (Sloop John B., God Only Knows).

 

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"My Generation" - The Who (1965)  (W) posté le dimanche 07 février 2010 09:35

Sur la pochette de ce premier album (paru sous un titre légèrement différent : "The Who Sings My Generation"), les Who posent façon carte postale au pied de Big Ben.

Les étaient sincèrement fiers de leurs origines et il n'était pas rare de voir ces authentiques dandys porter des costumes imitant l'Union Jack.

C'est aussi l'époque où Moon et Townshend démollissaient, l'un sa guitare et son ampli, l'autre sa batterie à la fin de chaque concert.

Après avoir engagé un chanteur teigneux et bagarreur (Roger Daltrey), un batteur incontrôlable (Keith Moon) et un bassiste hyper inventif (John Entwistle), Pete Townshend s'est embarqué dans une aventure qui symbolise la libération d'une jeunesse issue des classes populaires, libération qui passait par le bruit : personne (hormis leurs rivaux directs, les Pretty Things et les Small Faces) n'enregistrait à l'époque des disques aussi puissants, côté volume sonore. Ils appelaient ça "Maximum R & B", leur répertoire oscillant entre reprises (Bo Diddley, James Brown) et tentatives délibérées d'imiter les Beatles.

La pièce majeure de ce disque est sans conteste "My Generation" avec sa déclaration de guerre : I hope I die before I get old - j'espère mourir avant de devenir vieux avec ses bégayements "Why don't you all f-f-f-ade away" alors que tout le monde s'attendait à ce qu'il dise "Why don't you all f-f-f-fuck off".

Moon et Entwistle sont morts, Townshend et Daltrey ont désormais largement passé le cap des 60 ans mais  "ils ne sont jamais devenus vieux".

 

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"The Story of Them Featuring Van Morrison" - Them (1965)  (T) posté le mercredi 03 février 2010 05:29

On dit à propos des Them de Van Morrison que les musiciens étaient remplacés en studio par des habitués des sessions, tel un certain jimmy Page mais c'est vrai aussi pour les Kinks à leurs débuts.

On dit aussi que Van Morrison n'avait aucun état d'âme lorsqu'il s'agissait de se débarasser de ses acolytes (les frères Mc Auley, Jackie le pianiste et Patrick le batteur en font l'expérience dès le printemps 1965).

Ce qui est certain, c'est le Rythm'n Blues qui fait des ravages de londres (Rolling Stones, Yardbirds, Pretty Things) à Newcastle (Animals) n'épargne pas l'Irlande du Nord où il trouve des échos favorables auprès des gamins de Belfast : Van Morrison vient à peine de fêter ses 19 ans qu'il enregistre son premier 45 tours (Don't Start Crying Now) qui sera un gros succès local.

La carrière des Them sera exceptionnellement courte : à peine 20 mois et frustré par l'insuccès de son groupe aux Etats-Unis, Van Morrison se lance dans une carrière solo.

Pendant ces 20 mois, les Them seront très prolifiques et enregistrent à une allure folle, alternant les reprises impeccables et les originaux, écrits par leur producteur Bert Berns (Here Come The Night) ou par Morrison lui-même (l'immortel "Gloria", une face B à l'origine !).

Ces jeunes gens étaient à l'évidence fâchés avec le monde entier et on retrouvait en eux l'énergie celtique, la rage de grandir dans une région reculée, voire arriérée, des îles britanniques, l'envie d'en remontrer aux petits gars de la capitale et la frustration des plus grands bluesmen.

 

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